Budget censuré ou pas, pour en finir avec la ruine de la santé par l’OPA de la finance, le contrôle des travailleurs et de la population
Si le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) a été censuré en même temps que le gouvernement et le budget de l’Etat, celui du prochain gouvernement ne peut que s’inscrire dans la même offensive sabrant la dépense publique, intensifiant l’exploitation pour nourrir les profits des spéculateurs, les mêmes qui creusent la dette publique et le « trou de la sécu ».
L’ex PLFSS prévoyait le passage d’un à trois jours de carence pour les fonctionnaires, la baisse des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, le gel des pensions de retraite, la baisse de 5 % des remboursements de consultations et médicaments, alors que les franchises ont déjà doublé cette année. Anticipant, les complémentaires santé ont augmenté leurs tarifs de 6 % en moyenne pour 2025 (7,3 pour les contrats collectifs obligatoires), 20 % en trois ans. Tandis que les 2,5 millions de personnes qui n’ont pas de complémentaire doivent de plus en plus souvent renoncer aux soins.
Après Barnier, c’est Macron, Bayrou, Retailleau, Le Pen et leurs donneurs d’ordres, les capitalistes qu’il faut virer, par nos mobilisations, nos luttes, en prenant nos affaires en main
Huit jours après avoir promis de nommer un nouveau Premier ministre « dans les 48 heures », c’est finalement Bayrou, pressenti mardi, refusé jeudi et rappelé vendredi matin, que Macron s’est résolu à choisir, toutes les autres hypothèses -Cazeneuve, Lecornu, Vautrin, Lescure- ayant pris l’eau. Le président du Modem s’est montré « euphorique » à cette nomination, une promotion inespérée pour ce vieux briscard de la politique qui avait réussi à faire descendre dans la rue 600 000 manifestants à Paris en 1994, quand il était ministre de l’Education, contre son projet de réforme autorisant les collectivités territoriales à augmenter leurs subventions à l’enseignement privé. Trois fois candidat malheureux à la présidentielle dans les années 2000, il avait apporté son appui et ses voix à Macron lors de la campagne de 2017, six mois après l’avoir qualifié de « candidat des forces de l’argent », et avait reçu en récompense le poste de ministre de la Justice, dont il avait dû démissionner un mois plus tard, mis en cause dans l’affaire d’emplois fictifs au Parlement européen dont il a été relaxé en février dernier. Tout un programme !
Syrie : de la chute du dictateur sanglant à la passation de pouvoir aux djihadistes, les USA et Israël poursuivent leur offensive militaire au Moyen Orient
Dimanche 8 décembre Damas est tombée, la dictature s’est effondrée et le tyran Bachar Al-Assad a fui pour Moscou tandis que le chef djihadiste, Al Joulani, chef de Hayat Tahrir al-Cham (HTC, Organisation de libération du Levant, ancienne branche d’Al-Qaida en Syrie associée à divers groupes islamistes), est entré triomphalement dans la grande mosquée des Omeyyades. Un profond sentiment de libération s’est exprimé dans tout le pays dans la liesse au cri de « Liberté », à l’étranger aussi parmi les millions de Syriens en exil. Les prisonniers ont été libérés, les portes de la sinistre prison de Sednaya, dans la banlieue de Damas, ont été ouvertes.
Guerres et extrême droite, mascarade parlementaire, licenciements, austérité… Macron-Trump-Musk-Zelensky and co prient pour le capitalisme en faillite !
Samedi, pour la cérémonie de réouverture de Notre-Dame, Macron, accompagné de Trump, le milliardaire ami des milliardaires, Musk, Zelensky et autres chefs d’Etat, a cru s’élever jusqu’au ciel ou au moins faire un miracle, réaliser autour de sa personne l’unité nationale au nom de la religion et de l’occident chrétien en guerre. Ce miracle bien éphémère relayé par les médias aux ordres, obséquieux, sous la protection de la police, n’a pas accouché d’un premier ministre. Ce ne fut qu’une cérémonie d’union entre l’Église et le pouvoir, un grand spectacle avec les grandes orgues pour subjuguer et dominer l’opinion, la soumettre à la folie qui s’empare des grandes puissances et de leurs dirigeants en guerre pour sauvegarder leurs profits, leur hégémonie mondiale. Zelensky, chef de guerre en Ukraine pour le compte des USA et de l’Otan, a été ovationné par tous les dirigeants du monde occidental.
Le capitalisme financiarisé mondialisé, une nouvelle ère de crises, de guerres et de révolutions ! Pour un pôle démocratique des révolutionnaires
Plus de deux ans après l’exclusion-scission des camarades qui ont participé à la constitution du NPA-R, ce premier congrès devrait être un congrès de refondation. La direction constituée par l’alliance entre les deux fractions AetR et L’Étincelle, dans la suite de son refus de tout congrès de refondation, veut en faire son congrès d’affirmation du NPA-R, continuité et dépassement du NPA, faisant de l’échec de notre combat contre la scission-exclusion une opportunité « inédite ».
La mascarade parlementaire profite au RN contre les travailleurs confrontés aux licenciements et à de nouvelles attaques en série
Unanimité nationale, mardi dernier, en pleine crise politique. 484 députés ont voté le texte présenté par le gouvernement Barnier contre le traité avec le Mercosur. Seuls les députés de LFI ont voté contre, 69, Aurélie Trouvé expliquant qu’on ne pouvait approuver ce texte alors que les gouvernements successifs ont signé tous les traités de libre-échange précédents depuis 20 ans. Ce traité, dit-elle, qui autorise entre autres l’exportation de véhicules européens en Amérique latine contre l’importation de bœufs brésiliens menace « notre agriculture familiale française » à cause de coûts de production extrêmement bas car les sols libérés par la déforestation ne coûtent presque rien. Tout en votant contre le gouvernement, LFI reprend le fond des arguments protectionnistes… un leurre qui ne met pas en cause les sociétés françaises ou étrangères de l’agrobusiness qui étranglent les petits agriculteurs. Elle se situe sur le même terrain du nationalisme, d’une bonne politique « pour la France » comme si l’État était neutre, au-dessus des classes, susceptible d’agir en faveur des classes populaires alors qu’il répond aux seuls besoins des multinationales et de leurs exigences impérieuses de dégager par tous les moyens le maximum de profits pour valoriser la surabondance de capitaux. Incapable de remettre en cause le système, LFI reste impuissante, prisonnière du jeu parlementaire. De la même façon, ses prétentions à faire voter l’abrogation de la réforme des retraites de 2023 ont échoué face à l’obstruction des macronistes. Pour les travailleurs des villes et des campagnes il n’y a rien à attendre des manœuvres parlementaires.
Procès de Mazan : le procès et la condamnation d’une société de classe fondée sur la domination et le patriarcat
Les réquisitoires et les plaidoiries du procès de Dominique Pélicot et des 50 violeurs de Mazan ont commencé ce lundi 25 novembre, coïncidence, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Au-delà de la responsabilité individuelle des accusés, des peines requises, ce sont des réquisitoires contre cette société fondée sur le patriarcat qui ont été de fait prononcés, une condamnation sans appel des rapports de domination qui régissent cette société de classe dont les femmes sont les premières victimes. Le ministère public, qui a requis la peine maximale de vingt ans pour Dominique Pélicot, a souligné que ce procès « vient bousculer notre société dans notre rapport à l’autre », l’enjeu n’étant pas « une condamnation ou un acquittement », mais « de changer fondamentalement les rapports entre hommes et femmes ».
Des murs et des frontières au service des capitaux qui circulent librement et exploitent sans limite les prolétaires du monde entier
A l’occasion des trente-cinq ans de la chute du mur de Berlin, Les Echos consacraient un dossier « Guerre, immigration : ces murs toujours plus nombreux qui divisent le monde » traçant un panorama glaçant des murailles, clôtures et autres barrières « anti-migrants ». Ces murs d’une distance totale de 40 000 kilomètres -la circonférence de la terre- représentent un quart des frontières terrestres, ils sont passés d’une quinzaine à plus de 70 en trente-cinq ans.
Contre les ravages de l’économie de marché, du libre-échange et du protectionnisme, l’association des producteurs des villes et des campagnes
Depuis lundi, les agriculteurs sont mobilisés pour dénoncer les promesses non tenues de Macron et défendre leur droit à vivre décemment de leur travail. Ils ont pris pour cible le traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, marché unique sud-américain regroupant Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, que leurs organisations syndicales rejettent. Ce traité n’est pas encore appliqué et n’est pas, en lui-même, à l’origine de leurs difficultés. En réalité il sert de dérivatif à des organisations syndicales en rivalités à la veille d’élections professionnelles et qui ne souhaitent pas s’attaquer directement à l’agro-business. Il détourne la colère des vrais responsables tout en mettant les petits producteurs à la remorque des gros comme s’ils avaient les mêmes intérêts. Sur le fond, la FNSEA directement liée à l’agro-business à l’image de son dirigeant (dirigeant du groupe Avril),et la Coordination rurale, plus radicale, tiennent le même discours nationaliste et protectionniste au lieu de remettre en cause les fournisseurs et les acheteurs de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution.
COP 29, G20, le capitalisme mondialisé à la dérive, hors contrôle
La COP 29, conférence sur le climat sous l’égide de l’ONU, qui s’est réunie à Bakou, en Azerbaïdjan, ces deux dernières semaines, a affiché au grand jour son impuissance à faire quoi que ce soit pour ne serait-ce que ralentir le réchauffement climatique ou en prévenir les conséquences dramatiques.
Cette année a été la plus chaude jamais enregistrée, avec des catastrophes sans précédent : vagues de chaleur intense en Inde et au Moyen-Orient, crues dévastatrices en Chine, au Vietnam, en Afrique et en Europe ; incendies en Grèce, au Portugal, au Brésil.



